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Pinocchio

Pinocchio

France, Belgique. Animation. Réalisé par Enzo d’Alo. Avec Gabriele Caprio, Mino Caprio, Maurizio Micheli.

Durée : 1h25

A partir de 6 ans

Geppetto, un pauvre menuisier italien, fabrique dans un morceau de bois un pantin qui pleure, rit et parle comme un enfant, une marionnette qu’il nomme Pinocchio et qu’il aime comme le fils qu’il n’a pas eu. Désobéissant et volontiers menteur, Pinocchio va se trouver entraîné dans de nombreuses aventures : il rencontrera Mangefeu, le montreur de marionnettes, le Chat et la Renarde qui se révéleront ne pas être les bons amis qu’ils prétendent, il partira au Pays des Jouets, un endroit merveilleux où l’école n’existe pas... Car ce petit pantin a horreur du travail, se moque des bons conseils et adore faire des bêtises. Heureusement la Fée aux cheveux bleus veille sur lui.

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INTERVIEW - Le turbulent pantin créé par Carlo Collodi en 1881, revient dans un magnifique film d’animation italien.

Enzo d’Alò, (La flèche bleue, La mouette et le chat ), signe une nouvelle version de Pinocchio en animation numérique. Il a confié les décors et paysages à Lorenzo Mattotti, peintre, graphiste et bédéiste. Avec eux, la célèbre petite marionnette du conte de Collodi retrouve une jeunesse italienne. Leur Pinocchio survitaminé est un régal d’invention visuelle drôle et raffinée. Rencontre avec les deux artistes. Quel Pinocchio avez-vous choisi de représenter ?

Enzo d’Alò - On voulait faire un Pinocchio très italien. Il y a déjà eu des dessins animés américains ou japonais. Notre idée était de retrouver son atmosphère originelle. Collodi était un journaliste toscan, engagé en faveur de l’unité italienne. Il aimait la mer, de sorte que nous avons choisi des petits villages de Toscane peu connus, au bord de la mer. J’y ai emmené toute l’équipe des story-boarders.

Lorenzo Mattotti - Je me suis amusé avec les paysages, en partant d’une iconographie très italienne, les cyprès, les routes bordées de pins parasols… Je m’intéresse depuis toujours à l’organisation des formes, à leur stylisation, à la composition des perspectives, pour ouvrir l’espace et donner un dynamisme. Dans Pinocchio, je me suis beaucoup inspiré des primitifs italiens et de leurs échos dans la peinture métaphysique d’un Giorgio de Chirico. Mais toute cette tradition s’inscrit dans un imaginaire contemporain. Par exemple, le pays des jouets, qui donne l’idée du divertissement aliénant où l’on perd son identité, est traité dans un style psychédélique.

Qu‘est-ce qui vous plaît dans cette tradition ?

Enzo d’Alò - Son histoire d’abord. Pour moi, le fil conducteur est la relation entre Gepetto et Pinocchio : un père qui fait le fils qu’il voudrait avoir et s’aperçoit qu’il n’est pas comme lui. Tous deux apprennent à comprendre le monde et eux-mêmes. Et à la fin, le fils sauve son père, comme il est juste.

Lorenzo Mattotti - Il y a des personnages bizarres, qui reviennent sous des formes différentes, comme le grillon, qu’on revoit en médecin. Ces métamorphoses très illogiques sont souvent abandonnées au cinéma, mais nous les avons gardées.

Tout Pinocchio a-t-il été conçu en version numérique ?

Lorenzo Mattotti - Pas question pour moi d’utiliser un ordinateur pour la création !

Enzo d’Alò - Lorenzo est le seul qui a été autorisé à se servir d’un papier et d’un crayon. Mais tout le reste est un travail entièrement numérique. La réalisation a pris quatre ans. Il a fallu modifier les logiciels existants pour nous permettre de retravailler les couleurs et le trait. Nous sommes les premiers en Europe à utiliser ce nouveau système qui permet une simulation complète.

Lorenzo Mattotti - J’aime beaucoup voir ces images sur écran, parce que la projection donne aux couleurs une intensité lumineuse extraordinaire. Je privilégie les couleurs pures, pleines d’énergie et de vivacité, comme les bleus de Giotto. Et elles sont illuminées par le projecteur. Pourquoi revient toujours à Pinocchio ?

Enzo d’Alò - Avec La Divine comédie de Dante , Pinocchio est l’œuvre la plus populaire en Italie. Tout le monde en a un exemplaire chez lui, et il existe une centaine d’éditions illustrées dans des styles très différents. C’est un grand texte inépuisable. Chacun peut l’interpréter à sa façon, il s’échappe comme Pinocchio lui-même échappe à son créateur, Gepetto. On peut y trouver des thèmes dramatiques aussi bien qu’une fantaisie de commedia dell’arte. C’est une histoire de formation très classique, avec en plus des affabulations mythologiques extravagantes qui rappellent un peu l’écriture automatique.

La leçon de dessin de Lorenzo Mattotti

Jour Séances
dimanche 18 novembre 2018 10h30

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